Le smartbook de Quanta sous Android

Le smartbook de Quanta sous Android

Quanta nous sort une belle bête, un moule parfait pour accueillir le gateau du grande marque. Il est fin, autonome, et se laisse propulsé par un Qualcomm Snapdragon. Pour rappel, ce chipset possède un CPU de 1Ghz, des capacité d’accélération 3D OpenGL ES et de décodage de vidéo HD 720p.

En effet il s’agit là d’une machine ODM. Quanta a réalisé un design de smartbook, qu’il pourra ensuite vendre au plus intéressé. On doit quand même saluer le savoir-faire du designer qui met l’accent sur les atouts d’un smartbook : légèreté, divertissement, et finesse extrême. En effet, le smartbook surprend par l’impression de finesse qu’il laisse au premier abord. Les ports sur les cotés sont repoussés à l’arrière de l’appareil pour que la finesse du bord s’étendent sur la majeur partie du coté de l’appareil. D’ailleurs, on ne retrouve qu’un port usb de chaque coté. Je ne sais pas si c’est un port HDMI que l’on distingue du coté gauche, mais cela ne serait pas étonnant puisque le chipset Snapdragon possède les qualités nécessaires à la gestion de ce type de sortie vidéo. L’absence de ports LAN ternit un peu le tableau.



Le clavier occuper bien la largeur du chassis nous rassurant sur l’aisance de frappe. Les LED se placent à gauche du pavé tactile. Il sera donc possible de garder un oeil sur l’état de la machine lors de son utilisation. Le pavé tactile est matte, comme je les aime.

En ce qui concerne l’OS, c’est Android qui vient animer gentiment ce smartbook. Si Android, est bon système d’exploitation pour les MID, je discute cependant son utilisation pour un smartbook, et ce pour deux raisons. Tout d’abord, il s’agit avant tout d’un OS prévue pour les petits écrans, tactiles de surcroit. Les applications doivent se débrouiller avec peu d’espaces en général, et donc affichent peu d’informations. Lorsque l’on se retrouve avec une résolution 1024×600, une grande partie de l’espace est inutilisé par ses applications, diminuant l’ergonomie du programme. L’autre inconvénient d’Android est que vous ne pouvez utiliser qu’une application à la fois. Certes, plusieurs processus peuvent s’exécuter en même temps (synchronisation RSS, Twitter, mise à jour facebook etc.) mais le passage d’une application à une autre s’avère beaucoup plus fastidieux qu’avec OS classique.

Bien sûre il s’agit là des principaux inconvénients, d’Android. Je ne passerai pas pour autant sous silence toute ses qualités : une grande bibliothèque d’applications disponibles, un bon navigateur Internet, une utilisation intelligente de l’accélération graphique afin d’alléger la charge du processeur, une bon contrôle des applications installées en locale et j’en passe.

Pour en revenir à notre smartbook, oubliez la bureautique sur ce modèle. Vous serez tout de même satisfaits par ses qualités en matière de multimédia et de Web 2.0.

Mais on arrive au sujet récurrent depuis plusieurs mois. C’est à dire qu’il s’agit d’une machine ODM, un prototype réalisé par des designers, et destiné à être commercialisé sous l’effigie d’une grande marque. Mais rien ne nous dit si ce smartbook trouvera preneur. Et nous pourrions attendre plusieurs mois avant que cet événement se produise. Par exemple, le Pegatron a fait surface depuis Mars 2009. Or, ce n’est qu’aujourd’hui que le designer reçoit commande de son smartbook.

Plusieurs ODM ont eux aussi présenté leurs prototypes depuis le CES 2009 de Juin, pourtant, aucun smartbook n’a vu le jour jusqu’à présent. Mais d’un autre coté, une accélération du mouvement s’est peut-être produit.

En Aout dernier, Asus avait déclaré que le développement d’un smartbook était mis sur pause. La firme préférait attendre l’évolution du marché. Or le mois dernier, Asus a fait volt-face pour annoncer la sortie de son smartbook en 2010. Et cette nouvelle arrive quelques temps après l’annonce de la sortie prochaine du Mobinnova Elan aux Etats Unis qui sera proposé par l’opérateur télécom AT&T.;

De plus, cette semaine, on apprend que Pegatron reçoit finalement une lourde commande. Le mouvement “smartbook” se serait donc amorcé. Le smartbook de Quanta pourrait trouver preneur plus rapidement que ces concurrents.

En résumé, tout ce qui manque à ce smartbook, c’est une suite bureautique décente, une meilleure gestion du multi-tache, et un acheteur.

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